108. Les 4 choses que je ne fais plus en coaching (et pourquoi)

👀 Est-ce que toi aussi tu as déjà entendu :

  • Qu’on a 60 000 pensées par jour
  • Que nos pensées créent (toujours) nos émotions
  • Qu’il faut absolument sortir de sa zone de confort
  • Des conseils basés sur des théories « neuro » non prouvées

 

🙋‍♀️ Si ces affirmations te font douter, tu es au bon endroit !

Dans ce 108e épisode de podcast, je te partage en quoi ma pratique de coaching a évolué en 4 ans. Je ne coache plus de la même manière et c’est tant mieux pour mes coachées. Grâce à cet épisode, je te donne les clés pour repérer les red flags dans le milieu du dev perso. Car tu le sais, le plus important c’est ta santé (mentale comme physique) !

 
Bonne écoute !

🎧 Pour aller plus loin, voici les épisodes complémentaires suivants :

  • Ep. 14. Ce qui me gonfle dans le dev perso (injonctions, manipulation…)
  • Ep. 76. Ces 4 mythes sur les besoins
  • Ep. 78. Ces 4 mythes sur les émotions
  • Ep. 98. Les 5 mythes sur l’autocritique
Clique ici pour lire la transcription de cet épisode.
📌 Thème et objectif de l’épisode

Hello ! Aujourd’hui, dans cet épisode je te propose un épisode bonus dans lequel je te partage les 4 choses que je ne fais plus en coachant. Et de manière plus générale, je dénonce certaines pratiques utilisées en coaching qui sont trompeuses, fallacieuses voire même dangereuses. Il s’agit d’un épisode complémentaire au 14.

📝 Présentation du podcast

Bienvenue dans Ce Que Je Retiens. Si toi aussi tu en as marre des ‘il faut’ et des ‘je dois’; si tu en as marre d’avoir peur d’être jugée et critiquée pour tes choix de vie, et que tu souhaiterais être plus sereine au quotidien, tu es au bon endroit ! Je m’appelle Camille Lebot, je suis coach de vie certifiée, et je m’appuie sur les neurosciences, l’autocompassion et la Communication NonViolente. C’est parti !

👀 En détail

1- Je vérifie mes sources !

Qu’est-ce que ça me saoule de voir que des coachs et des boîtes de coaching balancent des pseudos faits qui ne sont en fait fondés sur rien du tout, et qui s’en servent comme des arguments marketing. Comme par exemple :

  • Qu’on aurait 60 000 pensées par jour alors que c’est faux ! Moi aussi je l’ai dit et puis je me suis demandée d’où ce nombre venait. Et bien de nul part car il a été prouvé que nous avons environ 6000 pensées par jour !! Tu parles d’une différence énorme !!
  • Autre exemple, c’est le fait qu’on dise que le cerveau primaire dicte nos choix, nos peurs, nous bloque, nous ralentisse. Moi aussi j’ai parlé du cerveau primaire, et puis je me suis demandée d’où ça venait. Et bien figure-toi, que cette théorie n’est pas reconnue par toute la communauté scientifique. Et que ce qui est plus juste de dire c’est que c’est l’amygdale, qui est le siège des émotions et la partie du cerveau qui est en charge de repérer les dangers.
  • Autre exemple hyper parlant et qui me gonfle profondément c’est de dire nos pensées créent nos émotions car factuellement on ne sait pas précisément d’où viennent les pensées. Même si la littérature scientifique tend à dire que les émotions arrivent avant les pensées. Autrement dit, le corps ressent d’abord quelque chose et ensuite on le conscientise par nos pensées conscientes et inconscientes.

Bref, aujourd’hui je m’appuie sur la littérature scientifique pour te coacher en séance, en atelier et à travers le podcast. Les outils que j’enseigne à mes clientes fonctionnent réellement puisque la recherche scientifique l’a démontré. Je ne te promets pas du vent, mais du concret. Et pour moi, ça c’est une démarche responsable et éthique.

Challenge ce que tu entends et lis. Challenge ces personnes qui te parlent d’outils révolutionnaires. Demande-leur sur quelles preuves concrètes elles s’appuient. Et si elles te répondent que les avis clients sont excellents, demande-leur, au bout de combien de temps après le programme elles ont recueilli ces avis. Le truc c’est qu’en général, juste après le programme, on voit encore des résultats dans sa vie, mais sur le long terme, ils s’estompent. Alors voilà, quand tu choisis ta coach, tu es en position de pouvoir, challenge-là !

2- Je n’utilise plus le modèle de Brooke.

Alors si tu n’es pas familière avec le modèle CPEAR de Brooke, rassure-toi, je te le présente de suite.

  • Le C est pour la circonstance qui est un fait neutre. Par exemple : “Je quitte le salon et dit à mon mari “je vais me coucher”. Il me dit “ah bon, déjà””.
  • Ensuite, le P est pour la pensée c’est-à-dire l’interprétation que je me fais de la circonstance. Dans mon exemple, jpourrais me dire “faut toujours qu’il me juge celui-là”.
  • De la pensée découle mon émotion. En l’occurrence, cette pensée pourrait me générer de la colère.
  • De cette colère, résultent des actions et des inactions. Typiquement, là je pourrais ruminer, claquer la porte, juger mon mari, m’isoler, lui faire la tête, l’ignorer, ne pas être honteuse envers-lui, écrire à mes ami·es, parler derrière son dos.
  • Et toutes ces actions et inactions me créent un résultat qui pourrait être ceci : c’est moi qui juge mon mari ou bien je me monte la tête toute seule contre lui.

Le modèle Circonstance, pensée, émotion, actions, résultat, est très fréquemment utilisé en coaching. Il peut être utile pour prendre conscience que nos pensées ne sont pas des faits. Nos pensées ne sont pas la réalité, mais notre interprétation de celle-ci. C’est aussi utile pour apprendre à identifier ses émotions et pour avoir du recul sur nos comportements.

En revanche, je ne l’utilise plus car je trouve qu’il peut faire plus de mal que de bien. En effet, d’expérience, le modèle peut être culpabilisant puisqu’il se base sur la croyance (erronée !) que ce sont nos pensées qui génèrent nos émotions. Autrement dit, c’est de notre faute si on ressent des émotions désagréables puisqu’on a choisi de penser telle chose. OR c’est totalement faux.

On ne choisit pas ses pensées puisque la majorité est hérité de la société et de notre éducation. Qu’avec environ 6000 pensées par jour, il n’est pas possible d’être consciente de chacune d’elle et de les sélectionner. Le modèle amène aussi à culpabiliser de ressentir certaines émotions (les désagréables bien entendu) puisqu’on aurait le choix de nos pensées alors on devrait choisir de penser des choses sympa pour éviter de ressentir certaines émotions. Et donc, si on ressent des émotions désagréables comme de la tristesse, de la colère ou de la frustration, c’est à cause de ce qu’on choisit de penser. Et comme on aurait le contrôle sur nos émotions, bah on avait qu’à penser autre chose.

Tu vois comme le modèle est culpabilisant ??

Et ça, au-delà de la culpabilisation, c’est un message dangereux. En effet, en tant qu’être humain, nous avons besoin de toutes les émotions pour survivre, les agréables comme les désagréables. S’empêcher de ressentir certaines émotions, ça amène à des problèmes de santé puisque nos émotions sont stockées dans nos cellules, dans nos organes. Sans parler des conséquences néfastes sur notre santé mentale puisque s’empêcher de ressentir certaines émotions, c’est contre-productif. On gaspille notre énergie contre ce qui nous rend profondément humain, à savoir de ressentir toute une palette d’émotions, les agréables et les désagréables.

3- Je ne me concentre plus sur la pensée mais sur les besoins

Normalement, à ce stade là de l’épisode, je ne te surprends pas. En choisissant de ne plus me concentrer sur les pensées mais sur les besoins de mes coachées, ça permet de travailler plus en profondeur. On va explorer la cause et non pas le symptôme. La pensée, comme je viens de le dire, elle n’est clairement pas la cause de ce qu’on ressent, on n’a que peu de contrôle dessus finalement. En revanche, l’émotion est bien plus intéressante à explorer car elle est toujours là pour nous indiquer qu’un ou plusieurs de nos besoins sont nourris ou à nourrir.

Sur Instagram, je te partage régulièrement des situations concrètes qui se passent dans ma vie. Par exemple, quand mon prof de pilates propose de monter le niveau de difficulté de l’exercice, ça m’arrive souvent de me dire que je dois le faire, quitte à avoir mal car sinon ça je vais passer pour une nulle. Dans ces moments-là, je peux ressentir de la honte, et de la peur. La honte m’informe que j’ai besoin de me sentir normale et la bienvenue quelque soit mon niveau. Et la peur m’informe que j’ai besoin d’être rassurée sur le fait que l’on ne va pas se moquer de moi ni que le prof va dire devant tout le monde que je suis une flemmarde. Et ça m’informe aussi que j’ai besoin de challenge. Tu vois, une fois que j’ai identifié de quoi j’ai besoin, je peux directement nourrir mes besoins avec des stratégies adaptées. Par exemple, ici ça pourrait être, de me dire que mon corps n’a pas besoin de ressentir de la douleur pour être challengé, que le but n’est pas la perfection mais la progression, que je ne suis pas la seule dans ce cours a être en phase d’apprentissage du pilates, que ce qui compte le plus pour moi c’est de faire un avec mon corps, qu’il est très peu probable qu’on vienne se moquer de moi, que dans les faits, peu de personnes me regardent vivre.

Tu vois, en me disant tout ça, je viens nourrir mes besoins de normalité, d’appartenance, de réassurance, de valorisation et de challenge. C’est bien plus puissant de coacher sur la cause (les besoins) que sur les symptômes (pensées) car on a la main sur la manière dont nos besoins sont nourris.

4- Je ne parle pas de zone de confort mais de zone connue

Alala, avec tout ce que j’ai appris sur le cerveau, je ne supporte plus d’entendre qu’il faut sortir de sa zone de confort. Je ne parle plus de zone de confort car c’est culpabilisant. En effet, combien de fois j’ai pu constater que mes clientes se tapaient dessus car elles n’arrivaient pas à sortir de leur zone de confort. Elles s’en voulaient, se trouvaient nulles, sans volonté.

Ce qu’il est nécessaire de comprendre c’est que c’est normal d’avoir peur de quitter sa zone de confort. Je te rappelle au passage que notre cerveau fuit l’inconfort, quel qu’il soit, car pour lui, l’inconfort c’est dangereux, et donc ça mettrait en péril notre survie. Donc pour notre cerveau, si on quitte sa zone de confort, ça veut dire qu’on va où ? Bah ouais, dans un endroit sans confort, et s’il n’y a pas de confort, il y a potentiellement que de l’inconfort, et donc, c’est dangereux. C’est pour ça que ça ne sert à rien de s’en vouloir d’avoir peur de quitter sa zone de confort ou de ne pas y arriver ! C’est normal de chercher à rester dans le confort !

Et donc, à la place de zone de confort, je parle de zone connue. Puisqu’en fait, dans la zone connue, il y a à la fois du confortable et de l’inconfortable. Et donc, le but n’est pas de sortir de sa zone de confort mais d’agrandir sa zone connue. Comme ça, ça rassure notre cerveau, il flippe tout à coup beaucoup moins, et il est aussi plus apte à laisser de côté certains comportements habituels chez nous mais qui nous desservent.

☁️ Auto-coaching

Pour aller plus loin, je t’invite également à écouter les épisodes complémentaires suivants :

  • Le 14 sur d’autres injonctions dans le dev perso (partie 1).
  • Le 76 sur les besoins.
  • Le 78 sur les émotions.
  • Le 98 sur l’autocritique.

 
Et voilà pour aujourd’hui. Et toi, que retiens-tu de cet épisode ?

Merci à toi d’avoir écouté cet épisode jusqu’au bout. Bien entendu, j’ai conscience que ce n’est pas évident de s’auto-coacher car l’introspection est une compétence qui s’acquiert. Si tu veux aller plus loin et vivre TA vie pleinement, sans subir tes “il faut” et tes “je dois” ainsi que les injonctions sociales, alors mon programme de coaching Nouveau Départ est fait pour toi. Réserve dès aujourd’hui ton Appel Découverte offert. On verra ensemble comment je peux t’aider à te créer une vie sur-mesure, plus épanouissante et enrichissante. Je te laisse mon agenda dans les notes de cet épisode. Pour consulter mes sources ou lire cet épisode, sa retranscription est disponible dans les notes du podcast. Si tu souhaites en savoir plus sur mon travail ou t’abonner à ma newsletter l’Instant Détente Hebdo, direction mon site internet www.lacoachcamille.com. Et tu peux aussi me rejoindre sur ma page Instagram @LaCoachCamille. Tous les liens sont dans les notes de cet épisode. Prends soin de toi !

Clique ici pour consulter les sources de cet épisode.
  • Gilovich, Thomas & Medvec, Victoria & Savitsky, Kenneth. (2000). The Spotlight Effect in Social Judgment: An Egocentric Bias in Estimates of the Salience of One’s Own Actions and Appearance. Journal of personality and social psychology.
  • Tseng, Julie & Poppenk, Jordan. (2020). Brain meta-state transitions demarcate thoughts across task contexts exposing the mental noise of trait neuroticism. Nature Communications.
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Apprendre à identifier tes besoins réels et à respecter ton rythme sans te « hacker » est la clé pour une transformation durable, éthique et pleine d’autocompassion.


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💭 À ton tour !

Quel est le mythe du dev perso qui t’a le plus culpabilisée par le passé ? 👇

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