123. L’équilibre entre écologie et santé mentale
👀 Quand tu penses à l’écologie, est-ce que toi aussi tu te dis :
- Je n’en fais pas assez.
- Je devrais en faire plus.
- Ma charge mentale écologique me pèse trop.
- Ça me stresse beaucoup.
- Ce que je fais ne suffit pas pour prendre soin de la planète.
🙋♀️ Si tu te reconnais, tu es au bon endroit !
🎧 En écoutant cet épisode, tu découvriras :
- Le poids de la charge mentale écologique : Comment la pression de la « perfection verte » peut nuire à ta joie de vivre et à ta santé mentale.
- Les réalités systémiques vs individuelles : Pourquoi la culpabilité individuelle est souvent injustifiée face aux enjeux politiques et collectifs.
- La méthodologie pour l’équilibre : Des étapes concrètes pour prioriser tes actions écologiques sans t’épuiser.
📚 Pour aller plus loin :
- Ep .57. Faire du tri dans ta charge mentale domestique
- Ep. 77. Le perfectionnisme
- Ep. 94. Recevoir des conseils (non)sollicités
- Ep. 98. Se taper dessus (l’autocritique)
- Ep. 100. Recevoir des remarques désagréables (Quoi en faire et comment y réagir)
- Ep. 107. Le piège de la meilleure version de soi-même
- Ep. 114. Les deux types de culpabilité : la créatrice et la parasite
Pour consulter mes sources ou lire la transcription de cet épisode, clique ici.
📌 Thème et objectif de l’épisode
Hello ! Aujourd’hui, dans cet épisode je te partage ce que je retiens de ma culpabilité à ne pas être assez écolo. Et je te donne des clés pour trouver un équilibre entre ta santé mentale et l’écolo en toi.
📝 Présentation du podcast
Bienvenue dans Ce que je retiens. Si toi aussi tu en as marre des ‘il faut’ et des ‘je dois’, si tu en as marre d’avoir peur d’être jugée et critiquée pour tes choix de vie, que tu souhaiterais être plus sereine au quotidien et vivre TA vie pleinement, alors tu es au bon endroit ! Je m’appelle Camille Lebot, je suis coach de vie certifiée, et je m’appuie sur les neurosciences, l’auto-compassion et la Communication NonViolente. C’est parti !
🫱🏻🫲🏼Partage d’expérience
Il y a près de 10 ans, je me suis intéressée à l’écologie. Et très vite, j’ai eu envie de tout faire très bien et à fond. La demi-mesure n’était pas envisageable puisque chacune de mes actions avait et a un impact écologique. En me mettant la pression à être écolo, certes, j’avais beaucoup de charge mentale mais je me sentais utile. Ça me donnait la force de continuer. Je me renseignais énormément sur ce que je pouvais faire pour limiter mon impact écologique que ce soit pour l’entretien de notre logement, mes loisirs, mes vêtements, la nourriture, mon hygiène, etc. Il fallait que je crée le moins de déchets possible et que je consomme de la manière la plus raisonnée possible.
Et puis un jour, j’ai réalisé que même en faisant tout ça, je culpabilisais tous les jours. Ce que je faisais pour limiter mon impact écologique ne suffisait pas pour la planète ni pour me conforter dans le fait que je contribuais à prendre soin de la planète. J’ai continué à m’observer et je me suis rendue compte que les questions écologiques occupaient la majorité de mon esprit et de mon temps au quotidien. J’ai fini par me rendre compte que j’avais petit à petit perdu ma joie de vivre tant tout était devenu une question d’impact écologique.
Pour mieux t’expliquer ça, je vais te donner un exemple. Quand je regardais un film, je culpabilisais car la création de décors, de costumes, de maquillage, déjà rien que ça c’est polluant. Ensuite fallait rajouter à ça la fabrication d’appareils audio-visuels, leur obsolescence, les promos mondiales des films etc. J’en arrivais souvent à soit ne prendre qu’un plaisir limité à regarder un film ou soit j’évitais de regarder des films tant ma culpabilité était insupportable. Autre exemple, je culpabilisais d’avoir acheté des légumes congelés dans des sachets en plastique alors même que mes maladies m’handicapaient au quotidien. À cette époque, même respirer était douloureux dans tout mon corps, et j’avais très mal 24h/24. Alors j’avais décidé d’acheter des légumes congelés pour me faciliter la préparation des repas. C’était ou ça, où je ne mangeais plus de légumes. Avec du recul, ça me fend le cœur d’avoir culpabiliser alors que ma santé était au plus mal et que c’était la seule alternative que j’avais pour manger un tant soit peu équilibré.
Tu l’as compris, je n’étais jamais satisfaite des actions écologiques que je faisais et ne voyais que ce que je ne faisais pas assez et ce que je ne faisais pas. Je culpabilisais, je me décevais, et je stressais beaucoup.
Et puis un jour j’ai réalisé un truc qui m’a chamboulée : avec mes maladies chroniques, ma charge mentale était déjà bien haute. Mais avec la pression à être une écolo parfaite en tout temps et en tout lieu, ma tête était prête à exploser.
Alors j’ai observé mon entourage et je me suis rendue compte que les hommes n’avaient pas autant de charge mentale liée à l’écologie. J’ai trouvé ça profondément injuste. Tout ce temps qu’ils n’investissaient pas à faire des recherches de produits plus écolo, à faire eux-même des produits d’entretien plus écolo (comme la lessive), à manger plus écolo, à se divertir de manière plus écolo. Bref, j’avais la rage. Moi, je sacrifiais ma santé mentale pour que d’autres se la coulent douce.
Sauf que c’était ça le problème : je sacrifiais ma santé mentale.
Ce que je retiens de ma pression à être une écolo parfaite, c’est qu’à rechercher la perfection écologique, on nuit à sa santé mentale.
👀 En détail
Alors déjà, c’est important de comprendre pourquoi on peut en arriver là. J’ai donc fait des recherches dans la littérature scientifique, mes sources sont dans les notes de l’épisode et voilà ce que j’ai trouvé :
- Dès l’enfance, on est conditionnée à reproduire des stéréotypes hétéro-normés véhiculés par les médias et la pop-culture. Par exemple : les filles doivent prendre soin des autres et les garçons doivent être forts et construire des choses.
- Les femmes émettent moins de gaz à effet de serre que les hommes car elles s’informent davantage sur leur impact écologique et car elles consomment plus de produits et services à faible empreinte environnementale.
Donc là déjà, tu te rends compte que ce n’est pas étonnant qu’on se retrouve happé par la thématique écologie.
Ceci étant dit, quels sont les points de vigilance à avoir quant à sa volonté d’être écolo ?
1. Il est nécessaire de trouver un équilibre entre l’écologie, sa santé mentale, sa santé physique, ses ressources matérielles et financières. En effet, acheter durable et responsable, ça demande du temps pour se renseigner et trouver où acheter. Ça a un coût plus cher à l’achat. Ce n’est accessible de manière uniforme au sein d’un même pays, d’une même région, d’une même ville. Ça demande d’avoir suffisamment d’énergie pour consommer autrement or, quand on a des soucis de santé, la priorité est justement d’économiser son énergie pour prendre soin de soi. Et la charge mentale, en tant que femme, elle est déjà bien lourde au quotidien, et elle ne s’allège pas quand on est malade.
2. C’est important de se rappeler qu’on ne vit pas dans un monde qui priorise l’écologie. Malgré les efforts individuels et la sensibilisation croissante, les systèmes économiques, politiques et sociaux dominants ne sont pas intrinsèquement conçus pour donner la priorité à la protection de l’environnement. Les décisions sont souvent prises en fonction de la croissance économique, des intérêts à court terme ou d’autres considérations qui passent avant les impératifs écologiques.
Et donc, partant du fait que nos gouvernements d’ici et d’ailleurs priorisent la rentabilité à l’écologie, je trouve ça profondément injuste de culpabiliser l’individu face à sa responsabilité écologique. Et quand je parle d’individu, tu l’auras deviné, je parle principalement des femmes.
J’ai trouvé une étude de Carbonne 4 réalisée en 2019, que je te liste dans les sources de cet épisode, qui indique ceci :
- L’empreinte carbonne moyenne d’un·e français·e en 2019 est de 11 tonnes de CO2 équivalent par an.
- Pour respecter l’accord de Paris, cette empreinte doit être réduite à 2 tonnes de CO2 équivalent par an ce qui représente une baisse de 80%.
- L’étude indique qu’un engagement individuel “modéré” et donc réaliste permettrait seulement d’atteindre une baisse de l’empreinte carbone de 20%. (ça revient par exemple à privilégier le vélo, être végétarien, changer de chaudière, etc.). Les 60% restants seraient réalisables uniquement grâce aux actions politiques et collectives. Ça reviendrait à décarboniser l’industrie, le système agricole, le fret, les services publics, l’énergie résiduelle consommée, etc.
- On apprend donc que notre empreinte carbone est fortement contrainte par l’environnement social, technique et politique dans lequel nous vivons.
À partir de là, vivant dans un monde et un pays qui ne priorise pas l’écologie, viser la perfection écologique en tout temps et en tout lieu est tout bonnement irréaliste et même délétère. On se bousille la santé mentale et en plus pour rien.
Alors attention, ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit. L’écologie est une valeur importante pour moi, et ce depuis des années, et ce n’est pas prêt de changer ! Être écolo oui, mais pas à n’importe quel prix.
☁️Auto-coaching
Si toi aussi tu souhaites trouver un équilibre entre ta santé mentale et l’écolo en toi, voici ce que je te propose :
Tout d’abord, appuie-toi sur ma méthodologie Clarté, Connexion et Confiance.
Étape 1 : La clarté
- Définis ce qu’est l’écologie pour toi.
- Clarifie en quoi c’est important pour toi.
- Identifie ce qu’est une écolo pour toi.
- Identifie quelles émotions tu ressens quand tu penses à l’écologie. Ainsi que celles que tu ressens quant à tes gestes écologiques.
La 2e étape : La connection
- Connecte-toi à tes besoins :
- Les émotions que tu ressens face à l’écologie t’informent que plusieurs de tes besoins ne sont pas encore nourris. Lesquels sont-ils ?
- Même choses avec tes émotions quant à tes gestes écologiques. Quels sont tes besoins ?
- Quels besoins essaies-tu de nourrir avec ton perfectionnisme ?
- Classe des actions et enjeux écologiques par ordre d’importance pour toi ainsi que par ordre d’accessibilité. Pour se faire, liste les actions et enjeux écologiques qui t’intéressent. Note entre 1 et 10 leur niveau d’importance pour toi, 10 étant le plus important. Et fais de même avec l’accessibilité, 10 étant le plus accessible en termes de ressources matérielles, financières, de temps, de santé etc. Ensuite, concentre ton énergie sur les actions et les enjeux qui ont les scores les plus hauts.
- Par rapport à ton perfectionnisme écologique, en quoi faire moins est plus écologique pour toi comme pour la planète ?
- Continue de cultiver ta joie et ton plaisir au quotidien. C’est important. Les PDG des multinationales polluantes et nos dirigeants ne s’en privent pas. Le sacrifice de ta joie et de ton bien-être n’aide personne et certainement pas toi. Alors kiff faire ce qui te plaît tout en trouvant un équilibre avec ta valeur d’écologie. C’est totalement compatible !
Et 3e étape : La confiance
- Rappelle-toi que le but n’est pas de faire parfaitement mais de faire à hauteur de ce qui est juste pour toi.
- Observe au quotidien et avec objectivité chacun de tes gestes et remarque comme tu es écolo. Remets de la conscience là-dessus. Par exemple, tu vas au travail en transport en commun, tu manges bio deux repas par semaine, tu ne mets pas de vernis à ongles tous les jours.
- Qu’est-ce que tu as besoin d’entendre quand tu fais une action moins écologique que ce que tu aimerais ? Qu’est-ce que tu aimerais que l’on te dise quant à ta charge mentale écologique ? Quant à ta volonté de trouver un équilibre entre l’écologie et ta santé mentale ? Viens noter tout cela et relis-le aussi souvent que tu en ressens le besoin.
- Et puis pour avoir un équilibre entre ta santé mentale et l’écologie, ça passe avant tout par la qualité de ta relation à toi. Sois aussi douce, aimante et soutenante vis-à-vis de toi comme tu le serais avec une personne que tu aimes et qui traverse la même chose que toi. Que lui dirais-tu ? Comment te comporterais-tu avec elle ? Tu peux te dire ces mots-là. Tu peux te comporter de la même manière avec toi.
Et voilà pour aujourd’hui. Et toi, que retiens-tu de cet épisode ?
Merci à toi d’avoir écouté cet épisode jusqu’au bout. Bien entendu, j’ai conscience que ce n’est pas évident de s’auto-coacher car l’introspection est une compétence qui s’acquiert. Si tu veux aller plus loin et vivre TA vie pleinement, sans subir tes “il faut” et tes “je dois” ainsi que les injonctions sociales, alors mon programme de coaching Nouveau Départ est fait pour toi. Réserve dès aujourd’hui ton Appel Découverte offert. On verra ensemble comment je peux t’aider à te créer une vie sur-mesure, plus épanouissante et enrichissante. Je te laisse mon agenda dans les notes de cet épisode. Pour consulter mes sources ou lire cet épisode, sa retranscription est disponible dans les notes du podcast. Si tu souhaites en savoir plus sur mon travail ou t’abonner à ma newsletter l’Instant Détente Hebdo, direction mon site internet www.lacoachcamille.com. Et tu peux aussi me rejoindre sur ma page Instagram @LaCoachCamille. Tous les liens sont dans les notes de cet épisode. Prends soin de toi !
📓Les sources de cet épisodes
- Boutaud, A. & Pradel, B. (2024, 10 octobre). Quels liens entre les questions de genre et les enjeux climatiques. Millénaire 3.
- Carlsson-Kanyama et al., 2021, « Shifting expenditure on food, holidays, and furnishings could lower greenhouse gas emissions by almost 40%”, Journal of Industrial Ecology, Vol. 25, p. 1602-1616
- Laugier S., Falquet J., Molinier P., 2015, « Genre et inégalités environnementales : nouvelles menaces, nouvelles analyses, nouveaux féminismes », Cahiers du Genre, n° 59, p. 5-20
- ODOXA, 2021, « Baromètre empreinte carbone des Français », Enquête ODOXA pour SUEZ
- Réseau Action Climat. (2022). Panorama des dépenses néfastes pour le climat et l’environnement prévues dans le budget de l’État pour 2023.
- Soyeux, A. (2019, juin). Faire sa part ?. Carbone 4.
- Wohlwend, K. E. (2012). ‘Are You Guys Girls?’: Boys, Identity Texts, and Disney Princess Play. Journal of Early Childhood Literacy, 12(1), 3-23.
La perfection écologique est un poids mental qui ne devrait pas t’épuiser. Et si tu apprenais à agir avec justesse sans sacrifier ta santé ?
NOUVEAU DÉPART ☀️
Pour trouver ton équilibre entre tes valeurs et ton énergie, NOUVEAU DÉPART ☀️ est l’accompagnement idéal pour remettre de la douceur dans tes engagements.
🗓️ Viens, qu’on en discute ensemble. Réserve ton Appel Clarté Offert ici. C’est sans engagement et c’est un appel tout doux pour faire le point sur ta charge mentale et retrouver un équilibre serein.
✨À ton tour !
Quelle injonction écologique as-tu besoin de lâcher aujourd’hui pour retrouver un peu de clarté mentale ? 👇