114. Les deux types de culpabilité : la créatrice et la parasite (BEST OF)

👀 Est-ce que toi aussi tu te dis :

  • Je culpabilise trop souvent.
  • Je ne sais pas quoi faire pour ne plus culpabiliser.
  • Quoique je fasse, je culpabilise : si je prends du temps pour moi, je culpabilise par rapport à mes proches et vice versa. Je suis toujours perdante.

 

🙋‍♀️ Si tu te reconnais, tu es au bon endroit !

Dans cet épisode Best-of, je te partage ce que je retiens de mon état de santé qui a privé mon mari de ses vacances. Et je te donne des clés pour mieux vivre tes émotions difficiles comme la culpabilité par exemple. Bonne écoute !

🎧 Pour aller plus loin, voici les épisodes complémentaires suivants :

  • Ep. 33. Qu’est l’auto-compassion
  • Ep. 53. Le triangle dramatique
  • Ep. 59. La honte de gérer sa maladie en public
  • Ep. 76. Les besoins
  • Ep. 78. Les émotions
  • Ep. 111. Les pensées créatrices et parasites
  • Ep. 113. Le piège de projeter nos pensées chez l’autre
Pour consulter mes sources ou lire la transcription de cet épisode, clique ici.
📌 Thème et objectif de l’épisode

Hello ! Aujourd’hui, dans cet épisode Best of, je te partage ce que je retiens de mon état de santé qui a privé mon mari de ses vacances. Et je te donne des clés pour mieux vivre tes émotions difficiles comme la culpabilité par exemple.

📝 Présentation du podcast

Bienvenue dans Ce que je retiens. Si toi aussi tu en as marre des ‘il faut’ et des ‘je dois’; si tu en as marre d’avoir peur d’être jugée et critiquée pour tes choix de vie, que tu souhaiterais être plus sereine au quotidien et vivre TA vie pleinement, tu es au bon endroit ! Je m’appelle Camille Lebot, je suis coach de vie certifiée, et je m’appuie sur les neurosciences, l’autocompassion et la Communication NonViolente. C’est parti !

🫱🏻‍🫲🏼 Partage d’expérience

L’été dernier, mon mari et moi avions prévu de profiter d’un long weekend de 4 jours pour partir camper dans l’Ouest irlandais. On avait hâte de découvrir ce petit coin, regarder les étoiles la nuit et observer le soleil se coucher sur l’Océan Atlantique. On avait tellement hâte surtout que ça faisait près de 3 mois qu’on n’avait pas passé un vrai moment ensemble, en dehors de l’hôpital. Donc ouais, on avait hâte de se voir, de se créer de beaux souvenirs ensemble et de penser à autre chose qu’à mon état de santé.

Notre départ était prévu le vendredi matin. Sauf que le jeudi en début de soirée, je me retrouve à nouveau aux urgences : les suites de mon opération ne se passent pas bien. J’ai peur, je suis inquiète. Je saigne, j’ai très mal, et je peine à bouger. On me dit que je vais devoir passer la nuit aux urgences… Une fois de plus cette année. Je regarde mon mari et je commence à pleurer de culpabilité. Tu me diras, “ça change”, jusque là je pleurais de douleurs.

“On va devoir annuler” que je lui dis et c’est péniblement que je lui demande pardon. Pardon de le priver de ses vacances. Je sais qu’il en avait besoin, parce qu’il a beaucoup trop travaillé ces derniers mois et que ses déplacements pro l’ont fatigué aussi. Je sais qu’il est épuisé et qu’il a besoin de sortir du quotidien. Je culpabilise d’être un poids pour lui. Il s’occupe déjà tellement de moi avec mes maladies chroniques. Alors voilà, jme dis qu’il avait besoin d’un break et de repos. Être aidant c’est fatiguant, je culpabilise tellement.

Et même si j’ai beau savoir :

  • Que mes pensées ne sont pas la réalité,
  • Que l’être humain ne peut générer d’émotions pour l’autre,
  • Et que rien ne garantit que le pire scénario ne se produise…

Bah je culpabilise quand même. Ouais j’ai peur de décevoir mon mari. Ouais j’ai peur qu’il m’en veuille. Ouais j’ai peur qu’il m’abandonne.

Le fait est qu’on passera nos 4 jours de weekend chez nous, du côté de Dublin, moi alitée et lui à s’occuper de moi. On ne se créera pas de souvenirs en contemplant le soleil sur l’Atlantique. J’me dit que je le prive de ses vacances, et ça, ça me fait bien chier.

Ce que je retiens de mon état de santé qui a privé mon mari de ses vacances c’est qu’une partie de la culpabilité que l’on ressent nous provient directement de la société.

👀 En détail

Alors je ne vais pas te dire ce que tu entends déjà dans beaucoup de podcasts de dev perso. Tu sais, le fameux “tu peux choisir de ne pas ressentir de culpabilité”. Je trouve ça très toxique car ça sous-entend que ressentir de la culpabilité c’est mal or, comme chacune de tes émotions, elle est utile ! Je t’en parlais d’ailleurs dans l’épisode 11.

Et puis je trouve aussi que cette phrase est culpabilisante ! En effet, elle sous-entend qu’on aurait le choix de nos émotions. Or, la recherche scientifique n’a pas encore tranché sur la question. Le fait est qu’on ne sait pas si ce sont nos pensées qui génèrent nos émotions ou bien si ce sont nos émotions qui génèrent nos pensées.

Ce qu’il faut aussi garder en tête c’est ce que je t’expliquais dans l’épisode 42, à savoir qu’on hérite pas mal de nos pensées de la société. Nos pensées viennent de ce qu’on nous a socialement appris à penser. Avec le temps, on apprend à penser par nous même mais on reste tout de même influencé par la société et par nos mécanismes de survie acquis dès l’enfance.

Et donc finalement, si je résume tout ça, ressentir de la culpabilité est normal car ça fait partie de l’expérience humaine. Ce n’est ni bien ni mal. Et suivant certaines situations, la société nous a éduqué à ressentir de la culpabilité.

Bon, avec tout ça en tête, on comprend bien que la question n’est pas de ressentir ou non de la culpabilité mais plutôt de savoir ce qu’on veut en faire. Déjà, pour savoir ce qu’on veut en faire, il est nécessaire de savoir pourquoi elle est là. Et comme chaque émotion, elle est là pour te prévenir qu’un ou plusieurs de tes besoins est soit comblé, soit non comblé.

Personnellement, je fais la différence entre la culpabilité créatrice et la culpabilité parasite :

  • La créatrice, c’est celle qui nous indique qu’on n’est pas alignée avec une ou plusieurs de nos valeurs (Par exemple : Mentir à quelqu’un alors qu’on a la valeur authenticité).
  • Et la parasite, c’est celle qui nous a été transmise par la société. Par exemple : Prendre 10 minutes rien que pour soi en rentrant du travail et laisser ses enfants devant la télé (la société nous dit qu’on agit mal car une mère devrait prioriser ses enfants).

Typiquement, dans mon partage d’expérience, j’étais en pleine culpabilité parasite. En effet, je me sentais coupable de priver mon mari de ses vacances. J’ai pensé que j’étais responsable de lui gâcher ses vacances.

Sauf que :
1. Je n’ai pas décidé de tomber malade;
2. Je n’ai pas décidé que mon post-op se passe mal;
3. Et lui a fait le choix de rester près de moi et de passer ses vacances à prendre soin de moi. Je ne l’ai pas contraint, il l’a fait de son propre chef.

Alors là, peut-être que tu vas me dire “oui mais bon il n’allait quand même pas te laisser seule, sachant que tu pouvais à peine marcher, tandis qu’il serait aller camper”. Bah si, il aurait pu le faire. Il a CHOISI de rester près de moi parce qu’il voulait être là pour m’aider à me rétablir. Je ne suis pas responsable de ses décisions, et je crois que ceci est un autre point essentiel.

Notre égo nous amène souvent à croire qu’on est essentielle dans la vie de l’autre. Que l’autre a besoin de nous. C’est comme ça qu’on se retrouve à se mettre en position de sauveur. Là en l’occurrence, je me disais que mon mari avait besoin de moi pour profiter de ses vacances (ah bon ? !), sauf que mon état de santé me mettait en incapacité à être là pour lui. D’où ma culpabilité. Dans l’épisode 53, je t’explique notamment en quoi, la position de sauveur participe à des jeux de manipulation. Je t’invite chaleureusement à l’écouter !

Ceci étant dit, on fait quoi quand on ressent une émotion difficile comme la culpabilité ? Ce que la recherche montre c’est que l’auto-compassion permet justement de ressentir de la tristesse ou de la culpabilité, par exemple, MAIS SANS se laisser submerger par la honte. C’est pour ça que ça va être intéressant de développer son auto-compassion pour éviter que la honte nous envahisse, en plus de déjà ressentir de la culpabilité. Car si la culpabilité nous dit “j’ai FAIT quelque chose de mal”, la honte nous dit “je SUIS” une personne mauvaise (Germer & Neff, 2020, p. 176). Et donc, juger qu’on a fait quelque chose de mal, ça nous donne l’opportunité de le réparer. Mais la honte, elle, nous paralyse et nous amène de l’impuissance.

☁️ Auto-coaching

Si toi aussi tu souhaites mieux vivre tes émotions difficiles comme la culpabilité par rapport à ton état de santé par exemple, voici ce que je te propose :

Pleine conscience
La 1e étape consiste à être dans la pleine conscience, c’est-à-dire : Quelles sensations ressens-tu dans ton corps ? Où sont-elles ? Quelles parties de ton corps sont tendues, nouées, bloquées ? À partir de ces sensations physiques, viens nommer l’émotion que tu ressens en te disant : “je ressens de la culpabilité”. C’est hyper important de le faire car la recherche montre qu’en nommant ses émotions difficiles, notre amygdale qui est chargée de détecter les dangers, se retrouve à moins s’activer et donc à limiter les réactions de stress dans le corps.

Humanité commune
La 2e étape consiste à cultiver l’humanité commune, c’est-à-dire à te connecter aux autres. Par exemple, je t’invite à te dire :

  • D’autres aussi ressentiraient cette émotion dans cette situation;
  • D’autres personnes sur Terre ressentent cette émotion pile en même temps que moi.

Bienveillance envers soi
La 3e étape consiste à cultiver la bienveillance envers toi, c’est-à-dire à te parler comme tu parlerais à une personne que tu aimes et qui vit ce que tu traverses. Par exemple :

  • C’est normal de ne pas aimer ces sensations physiques;
  • Les sensations physiques inconfortables vont finir par passer;
  • J’apprends à trouver du confort dans l’inconfort.

Recommencer aussi souvent que nécessaire
Une fois que tu as fait ces trois étapes, l’émotion de culpabilité devrait être moins intense. Cependant, je t’invite à refaire cette pratique aussi souvent que nécessaire.

Identifier ta culpabilité
Ensuite, je t’invite à identifier quel type de culpabilité tu ressens : est-ce de la culpabilité créatrice ou parasite ? En d’autres termes :

  • De quoi je me sens coupable ?
  • Suis-je factuellement responsable de ci ou ça ? Qu’est-ce qui est de mon contrôle dans cette situation ? Qu’est-ce qui était hors de mon contrôle ?
  • Quelle était mon intention ? Est ce que j’ai voulu agir de la sorte ?

Si tu ressens de la culpabilité créatrice, demande-toi laquelle de tes valeurs est touchée dans cette situation ? Que peux-tu faire pour être alignée avec tes valeurs dans cette situation ?

Si tu ressens de la culpabilité parasite, demande-toi ce que tu en penses. Qu’est-ce que tu pourrais te dire pour adoucir cette culpabilité ? Ça peut-être :

  • Je fais ce que je peux avec mes capacités à l’instant T;
  • Mon intention est d’être autonome;
  • Je souhaite que mon état de santé ait le moins d’impact dans ma vie comme dans celle des autres;
  • Mes proches sont aussi là pour ces moments difficiles;
  • Si je leur explique ma situation, mes proches peuvent me comprendre ou me soutenir.

Tes besoins
Après avoir répondu à ces questions, je t’invite à te reconnecter à tes besoins à l’instant T.

  • As-tu besoin de connexion à l’autre, de réassurance, d’amour, de soutien, d’autre chose ?
  • Quelles stratégies peux-tu utiliser pour répondre à tes besoins ? Est-ce de parler à l’autre, de passer du temps en solo, de recevoir ou donner un câlin, d’avoir une bouillotte chaude, ou de planifier la prochaine sortie ensemble ?
Le podcast

Je t’invite également à écouter les épisodes complémentaires suivants :

  • 33. Sur ce qu’est l’auto-compassion
  • 53. Sur le triangle dramatique
  • 59. Sur la honte de gérer sa maladie en public
  • 76. Sur les besoins
  • 78. Sur les émotions
  • 111. Sur les pensées créatrices et parasites et comment la société influence nos pensées.
  • 113. Sur le piège de projeter nos pensées chez l’autre
Et voilà pour aujourd’hui. Et toi, que retiens-tu de cet épisode ?

Merci à toi d’avoir écouté cet épisode jusqu’au bout. Bien entendu, j’ai conscience que ce n’est pas évident de s’auto-coacher car l’introspection est une compétence qui s’acquiert. Si tu veux aller plus loin et vivre TA vie pleinement, sans subir tes “il faut” et tes “je dois” ainsi que les injonctions sociales, alors mon programme de coaching Nouveau Départ est fait pour toi. Réserve dès aujourd’hui ton Appel Découverte offert. On verra ensemble comment je peux t’aider à te créer une vie sur-mesure, plus épanouissante et enrichissante. Je te laisse mon agenda dans les notes de cet épisode. Pour consulter mes sources ou lire cet épisode, sa retranscription est disponible dans les notes du podcast. Si tu souhaites en savoir plus sur mon travail ou t’abonner à ma newsletter l’Instant Détente Hebdo, direction mon site internet www.lacoachcamille.com. Et tu peux aussi me rejoindre sur ma page Instagram @LaCoachCamille. Tous les liens sont dans les notes de cet épisode. Prends soin de toi !

Tu te sens épuisée par ce poids invisible que tu portes dès que tu penses à toi ?
La culpabilité parasite est un poison silencieux qui se nourrit des injonctions sociales, mais si tu es prête à transformer ce fardeau en un moteur d’alignement pour enfin vivre selon tes propres valeurs, tu es au bon endroit.


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💭 À ton tour !

Et toi, quelle culpabilité parasite as-tu envie de mettre de côté aujourd’hui pour t’offrir un peu d’air ? 👇

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