111. Les pensées créatrices et parasites : utilise tes pensées à ton avantage ! (BEST-OF)

👀 Est-ce que toi aussi tu te dis :

  • J’ai peur de déranger
  • J’ai l’air ridicule
  • Je n’y arriverai pas
  • On ne m’aime pas
  • J’en ai marre d’avoir des pensées pourries

 

🙋‍♀️ Si tu te reconnais, tu es au bon endroit !

Dans ce 111e épisode (best-of), je te partage ce que je retiens de mon sentiment d’illégitimité à être hospitalisée. Je te donne des clés pour t’apprendre à utiliser tes pensées à ton avantage !

Bonne écoute !

🎧 Pour aller plus loin, voici les épisodes complémentaires suivants :

  • Ep. 2. Distinguer un fait d’une interprétation
  • Ep. 37. Le biais de pessimisme
  • Ep. 38. L’effet de projecteur
  • Ep. 62. Quand les projections abîment nos relations
  • Ep. 74. Les 5 mythes t‘empêchent de poser tes limites
  • Ep. 76. Les 4 mythes sur les besoins
  • Ep. 78. Les 4 mythes sur les émotions
  • Ep. 111. Les pensées créatrices & parasites
  • Ep. 114. Quand la culpabilité est créatrice ou parasite
Clique ici pour lire la transcription de cet épisode.
📌 Thème et objectif de l’épisode

Hello ! Aujourd’hui, dans cet épisode je te partage ce que je retiens de mon sentiment d’illégitimité à être hospitalisée. Je te donne des clés pour t’apprendre à utiliser tes pensées à ton avantage !

📝 Présentation du podcast

Bienvenue dans Ce que je retiens. Si toi aussi tu en as marre des ‘il faut’ et des ‘je dois’; si tu en as marre d’avoir peur d’être jugée et critiquée pour tes choix de vie, que tu souhaiterais être plus sereine au quotidien et vivre TA vie pleinement, tu es au bon endroit ! Je m’appelle Camille Lebot, je suis coach de vie certifiée, et je m’appuie sur les neurosciences, l’autocompassion et la Communication NonViolente. C’est parti !

🫱🏻‍🫲🏼 Partage d’expérience

Ces dernières semaines, je me suis retrouvée plusieurs fois aux urgences de l’hôpital et j’ai même dû me faire opérer en urgence. Voilà l’histoire officielle. Celle qui est racontable en société.

Voici maintenant l’histoire officieuse, celle dont on ne parle jamais, parce que ça fait pitié, chochotte, ça fout la honte. Parce qu’on pense qu’on est seule à traverser ça.

Un mardi de juillet, je me tords de douleurs et je doute que ce soit le bon moment pour aller aux urgences. Même si je reconnais la douleur, car je l’ai déjà eu dans le passé, et qu’elle m’avait fait aller aux urgences. Ce n’est pas raisonnable d’aller à l’hôpital, il y a pire que moi. Nan mais ai-je vraiment mal ?

Voyant l’inquiétude sur le visage de mon mari, et ma douleur s’accroître, je décide finalement d’aller à l’hôpital. Puis sur tout le trajet, je me dis : Si ça se trouve j’exagère ma douleur, j’en fais trop. Si ça se trouve je suis une chochotte, je n’ai peut-être pas si mal que ça…

Une fois garée sur le parking des urgences, je m’extirpe péniblement de la voiture. Je suis pliée en deux, je gémis et je fais des tout petits pas lents pour arriver au bâtiment. Je me dis : J’ai l’air ridicule, si ça se trouve on va penser que j’abuse ; je ne vais quand même pas demander une chaise roulante, j’ai peur de déranger; j’veux pas passer pour une meuf chiante….

Ça y est, je suis rentrée dans le bâtiment. On me dit que je vais passer en priorité. Et là, toute la culpabilité revient : je prends la place de quelqu’un d’autre, je pourrais prendre sur moi, je passe pour une meuf impatiente….

Et puis on me donne un lit et la culpabilité continue. Pendant 8h, je hurle de douleur. Je pleure. Je suis à quatre pattes sur mon lit, en train de tourner en rond, comme une vache sur le point de mettre bas. Mon mari est prêt de moi. La honte est là aussi. Mais pourquoi n’est-il pas parti ? Je ne ressemble à rien; si ça se trouve il pense que je simule; il doit me trouver moche; Et puis on doit penser que je suis une addict vu que les anti-douleurs ne fonctionnent pas…

24h plus tard, je suis toujours sur mon lit des urgences. On m’a dit que j’avais le droit d’appuyer sur un bouton pour qu’un·e infirmier·e vienne. Sauf que la culpabilité et la honte sont toujours là : Je ne veux pas les déranger; je peux encore me retenir de faire pipi; je ne dois pas passer pour une faible; je ne devrais pas leur dire que j’ai faim, je passerais pour une chieuse qui réclame; de toute façon, on doit se dire que jeûner me fera du bien car je suis grosse…

Finalement, je suis restée aux urgences…. 70 heures. Ce que je t’ai raconté, c’est vraiment ce que je me suis dit. Mais ce n’est pas tout. Je me suis aussi dit :

  • Ce n’est pas normal d’avoir mal alors j’ai ma place à l’hôpital;
  • Ma priorité c’est moi et ma santé;
  • Je n’ai pas à culpabiliser de passer en priorité, puisque c’est l’hôpital qui priorise;
  • Si on me propose un lit c’est parce qu’on estime que j’en ai besoin;
  • J’ai de la chance que mon mari soit près de moi;
  • J’ai tellement de reconnaissance d’avoir un mari aussi génial que lui;
  • Mon mari est toujours là pour moi, même quand ma santé se dégrade ou que je ne suis pas apprêtée;
  • Les médecins sont là pour me soigner, pas pour me juger;
  • Si les médecins me donnent beaucoup d’anti-douleurs, c’est qu’ils estiment que j’en ai besoin;
  • Si le bouton existe, c’est pour demander de l’aide;
  • Je me choisis;
  • Ne pas demander de l’aide, c’est inconfortable. En demander, aussi. Alors autant choisir mon inconfort et demander de l’aide.
  • Je prends soin de moi.

Je m’arrête là pour les exemples.

Si j’ai ressenti de la culpabilité et de la honte, ces émotions désagréables ne sont restées que quelques instants. Elles ne m’ont pas tétanisée. J’ai su laisser plus de place à la gratitude, la compassion, l’amour. Ces trois émotions sont bien plus agréables à ressentir et surtout, elles sont créatrices. Elles m’ont permis de prendre soin de moi.

Ce que je retiens de mon sentiment d’illégitimité à être hospitalisée c’est que toutes nos pensées ne se valent pas : certaines sont parasites, d’autres sont créatrices.

👀 En détail

Et je vais t’expliquer comment les distinguer, mais avant, petit quiz ! Sais-tu combien de pensées a-t-on en moyenne par jour ? Et bien selon une étude scientifique de 2020 que je te liste dans les notes de l’épisode, nous en aurions environ 6 000 par jour ! Ouep, ça en fait des pensées !

D’où viennent nos pensées ? J’ai la croyance que nos pensées sont influencées par notre culture, notre environnement, la région du monde dans laquelle on évolue et l’époque dans laquelle on vit. Je m’appuie sur la théorie de l’écologie du développement humain de Bronfenbrenner. En gros, l’enfant se construit de manière complexe en fonction de plusieurs systèmes qui interagissent les uns avec les autres. Par exemple, l’école, la famille, les voisins et les amis vont influencer le développement de l’enfant. Ce système là est lui-même influencé par celui des relations entre l’école et la famille de l’enfant. Ce système étant influencé par celui qui regroupe les médias, la famille éloignée, les amis de la famille, la situation professionnelle des parents. Et ce système est directement influencé par le système suivant qui regroupe les normes sociales, la politique, la culture, le système économique… Je t’ai mis des sources dans les notes de l’épisode.

Bref, comme tu le vois, on hérite pas mal de nos pensées de la société, c’est-à-dire de l’extérieur. Oui, tu as bien entendu. Nos pensées viennent de ce qu’on nous a socialement appris à penser. Avec le temps, on apprend à penser par nous même mais on reste tout de même influencé par la société et par nos mécanismes de survie acquis dès l’enfance.

Je te parle de tout ce qu’on a dit plus jeune et que tu as internalisé afin de survivre. Par exemple, lorsque j’étais enfant, on m’a dit qu’il fallait toujours se débrouiller seule. Donc j’ai commencé à penser que demander de l’aide cétait mal, que ça voulait dire que j’étais faible. Mon mécanisme de survie a donc été de ne jamais demander de l’aide. C’est comme ça que j’ai commencé à avoir honte d’avoir besoin d’aide. On m’a aussi dit qu’une belle femme devait être mince. Alors quand j’ai commencé à prendre du poids, je me suis dit que je n’étais pas belle, et c’est là que la honte de mon corps a commencé à arriver. C’est comme ça que j’ai évité de côtoyer certaines personnes parce que j’avais peur qu’on me juge comme étant moche.

Et toutes ces pensées internalisées depuis l’enfance, tu les emmènes dans ta vie d’adulte. Il y a en a certaines que tu arrives à déconstruire avec le temps et d’autres qui restent coller à toi comme un chewing gum séché sur ton jeans. Et avec le temps, on ne se rend même plus compte qu’il est là, puisqu’il fait partie du jeans. C’est la même chose pour nos pensées. Certaines pensées nous reviennent automatiquement, même si elles nous font mal. Elles sont tellement fréquentes qu’on les croit vraies. Et c’est ce qu’on appelle l’effet de vérité illusoire. Il s’agit d’un biais cognitif qui consiste à croire quelque chose comme étant vrai après y avoir été fréquemment exposé. Concrètement, à quoi ça ressemble ? Parce qu’une pensée revient souvent dans notre tête, on estime qu’elle est vraie. Or, ce n’est pas le cas. Il s’agit d’un raccourci que fait notre cerveau.

Et donc, si on ne peut contrôler toutes nos pensées, on peut en revanche choisir d’accorder de l’importance à certaines plutôt qu’à d’autres. En effet, certaines pensées nous tirent vers le bas. C’est ce que j’appelle les pensées parasites. Tandis que d’autres nous tirent vers le haut. C’est ce que j’appelle les pensées créatrices.

Cependant, attention. S’il est coutume dans le dev perso de parler de pensées utiles et inutiles; je trouve que c’est une connerie sans nom ! Chaque pensée que nous avons nous a été utile à un moment donné dans notre vie. Chaque pensée à une utilité puisqu’elle nous permet de rester en vie, c’est-à-dire de remplir nos besoins. Par exemple, en pensant Je suis trop grosse, cette pensée me rappelle que la minceur est un gage d’intégrité sociale dans notre société occidentale. Or, appartenir au groupe est un moyen de survie. C’est pour ça que nous sommes des êtres sociaux.

Ceci étant dit, si la pensée Je suis trop grosse est utile, elle est également parasite. En effet, elle nous amène à nous dénigrer, à nous rabaisser et donc à cultiver un cercle vicieux qui nous éloigne de notre bien-être.

A l’inverse, les pensées créatrices nous permettent d’atteindre nos objectifs, de passer à l’action, d’aller vers l’avant et donc à cultiver un cercle vertueux qui nous rapproche de notre bien-être.

Ainsi, ce n’est pas un problème d’avoir des pensées parasites, puisque c’est humain ! Ça ne veut pas dire non plus que tu n’as pas assez travaillé sur toi. Ça veut juste dire que ton cerveau fonctionne normalement. Et donc, s’il est normal d’avoir des pensées parasites, l’essentiel est de savoir quoi en faire afin de ne plus les subir.

Et c’est exactement ce que j’ai fait durant mon hospitalisation.

☁️ Auto-coaching

Si toi aussi tu souhaites apprendre à utiliser tes pensées à ton avantage, voici ce que je te propose :

  1. Tout d’abord, rappelle que toi qu’une pensée n’est pas la vérité. Il s’agit d’une interprétation de la réalité. Je t’en parlais dans l’épisode 2 du podcast.
  2. Ensuite, sache que tu n’es pas tes pensées ! Je t’invite donc à défusionner de ta pensée, c’est-à-dire à prendre de la distance avec la pensée qui te vient. Par exemple :
    • En te disant : Je suis en train de penser que…; mon cerveau me dit que….
    • En utilisant l’humour et en imaginant que c’est une voix rigolote qui dit ta pensée, comme celle d’Homer Simpson. Là ton cerveau devrait percevoir la pensée de manière totalement différente
    • En nommant la petite voix qui t’envoie la pensée : non merci Suzanne, je n’ai pas envie de penser comme ça aujourd’hui.
  3. Je t’invite aussi à dézoomer la situation. Par exemple, si tu te sens illégitime à débuter une nouvelle activité ou bien à aller te faire soigner, et bien regarde plus loin que l’inconfort de la situation. Pour se faire, la visualisation fonctionne très bien. Tu vas te projeter dans le futur, une fois que tu as kiffé l’activité ou bien une fois soignée. Qu’est-ce que la toi du futur aimerait que tu saches ?
  4. Lorsqu’une pensée te vient, prends quelques secondes pour voir si elle te tire vers le bas ou vers le haut.
    • Si elle te tire vers le bas, il s’agit d’une pensée parasite.
    • Si elle te tire vers le haut, il s’agit d’une pensée créatrice.
  5. Face à une pensée parasite, déjà pas de panique, il n’y a rien de grave ! Et ce n’est pas la peine de te réprimander non plus. A la place, je t’invite à répondre à ces questions :
    • Que puis-je penser de créateur dans cette situation ?
    • Quelle(s) pensée(s) va m’aider à faire ci ou ça ?
    • Si mon amie me disait ça, qu’est ce que je lui dirais ?
  6. Et bien entendu, pour t’aider à transformer une pensée parasite en pensée créatrice, je t’invite à identifier le besoin qui se cache derrière ta pensée parasite. Par exemple, si avant de prendre la parole en public (dans le pro comme dans le perso) tu te dis Je vais avoir l’air ridicule, potentiellement les besoins qui se cache derrière cette pensée sont les besoins de réassurance, d’être aimée, de confiance, d’appartenance, d’être incluse, soutien… En partant du besoin, il sera plus facile de trouver une pensée créatrice. Par exemple : j’ai besoin de me sentir rassurée, alors je choisis de penser que j’ai bien travaillé mon sujet ; ou bien J’ai besoin de me sentir aimée, alors je choisis de penser que je suis là pour moi quoiqu’il se passe ou encore, mes proches m’aiment telle que je suis.
  7. Je t’invite aussi à préparer en amont les évènements durant lesquels tu sais que tu as tendance à avoir des pensées parasites. Par exemple : avant une sortie en famille, ou bien avant un entretien, ou une prise de parole en public…. Pour le préparer, je t’invite à lister les pensées parasites que tu pourrais avoir. Et à aller trouver des pensées créatrices pour contrebalancer.
  8. Je t’invite aussi à écouter l’épisode 37 sur le biais de pessimisme et le 38 sur l’effet projecteur.
  9. Enfin, sache que plus tu t’entraînes à repérer tes pensées parasites et créatrices, plus ce sera facile et spontané. Et plus tu cultives des pensées créatrices, plus elles viendront à toi spontanément. Je t’invite aussi à recueillir tes pensées créatrices dans un carnet ou sur ton téléphone. Et tu peux aussi te les répéter en utilisant des touchers apaisants comme mettre une main si ta poitrine, ou bien en caressant tes avants bras, en prenant ta main dans l’autre main…

Et voilà pour aujourd’hui. Et toi, que retiens-tu de cet épisode ?

Merci à toi d’avoir écouté cet épisode jusqu’au bout. Bien entendu, j’ai conscience que ce n’est pas évidence de s’auto-coacher car l’introspection est une compétence qui s’acquiert. Si tu veux aller plus loin et vivre TA vie pleinement, sans subir tes “il faut” et tes “je dois” ainsi que les injonctions sociales, alors mon programme de coaching Nouveau Départ est fait pour toi. Réserve dès aujourd’hui ton Appel Découverte offert. On verra ensemble comment je peux t’aider à te créer une vie sur-mesure, plus épanouissante et enrichissante. Je te laisse mon agenda dans les notes de cet épisode. Pour consulter mes sources ou lire cet épisode, sa retranscription est disponible dans les notes du podcast. Si tu souhaites en savoir plus sur mon travail ou t’abonner à ma newsletter l’Instant Détente Hebdo, direction mon site internet www.lacoachcamille.com. Et tu peux aussi me rejoindre sur ma page Instagram @LaCoachCamille. Tous les liens sont dans les notes de cet épisode. Prends soin de toi !

Marre de subir des pensées parasites qui te freinent au quotidien ?
Apprendre à repérer les voix qui te tirent vers le bas est la première étape, mais transformer ces réflexes en pensées créatrices est ce qui te permettra de reprendre confiance en toi et de te sentir enfin légitime.


NOUVEAU DÉPART ☀️

Si tu es prête à utiliser tes pensées à ton avantage et à enfin savourer ton quotidien sans ruminer, NOUVEAU DÉPART ☀️ est ton programme de coaching pour vivre TA vie pleinement.

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💭 À ton tour !

Quelle est la pensée parasite qui a le plus tendance à te rendre visite en ce moment ? Par quoi souhaites-tu la remplacer ?👇

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